Ahhh que de beaux souvenirs...
Mon premier séjour au Japon, s'étalant de l'été 2002 à l'été 2003, ahhh que j'étais NAIF !!!
Je voyais le Japon comme un pays tout beau tout rose, avec des filles, des filleeessss !!!
A vous retourner la tête...
Quel choc quand je compris qu'un hôtel, ce n'était pas forcément pour dormir ou se reposer...
Non, non on peut y aller juste pour forniquer, avec les joyeux forfaits 2-3 h proposés par les fameux « Love hôtel » ou plutôt on devrait les appeler les « touzes
hotel ».
Même à Roissy d'ailleurs, ces forfaits horaires, sont proposés, mais passons bref, ce n'est pas le sujet aujourd'hui.
Quand on arrive au Japon, tout geek normalement constitué, se jette dès qu'il a du temps libre vers une salle d'arcade.
Outre, les nouveaux jeux exploitant les dernières technologies, souvent dans les salles "cheap" à 50 yens, il y a un étage réservé aux oldies. Et dans cet étage côtoyant les Super Mario,
les Pac Man ou autres jeux de Mah Jong, il y a souvent des bornes proposant des jeux de réflexion offrant des images ou de vidéos sheapement érotiques à son joueur baveux.
N’ayant pas beaucoup de sous, j’aimais regarder les démos qui passaient en boucle pour attirer le chaland, en y découvrant les jolies filles légèrement
vêtues… Miam.
Très vite, je me fis la remarque : « Il y a beaucoup de photos / vidéos tournes en exterieur... » Alors, j’imaginais que lors des tournages, ils devaient bloquer des
quartiers, avec une équipe technique de folie et leurs gardes du corps tout et tout.
J’avais tout faux.
A mon retour sur Tôkyo, en octobre 2002, j’ai d’abord habité à Shinjuku durant 2-3 semaines.
Shinjuku est le quartier des affaires par excellence, avec des immeubles-bureaux à faire faire des « Ouaaahhh » à notre bande de gendarmes de Saint-Tropez préférée… NB : A ne
pas confonde avec Sakuragicho qui est un quartier dans la « ville » de Shinjuku. A part cette zone, dîtes la plus « malfamée » de tout le
Japon, c’est un quartier très respectable.
Bref, je me baladais vers midi dans une de ses grandes avenues aux trottoirs larges (très rares au Japon) et peu fréquentés, étant en pleine heure de bureau, je suis dans mes pensées, je
marche paisiblement lorsque je vois une petite troupe de trois personnes à quelques mètres de moi.
Je n’en crois pas mes yeux, une jeune fille, en mini-jupe, les jambes écartées prends la pause. En dessous d’elle, sur un tapis de sol, un homme avec un appareil photo professionnel est en
train de la photographier. Un troisième homme est avec un panneau solaire réglant la luminosité. Je passe à côté complètement hébété et la, la fille me gratifie d’un superbe sourire, les hommes
ne prennent même pas la peine de se détourner de leur tache… C’était quand même bien fait, on y voyait rien. Complètement paniqué, seul, je me rappelle que ma réaction fut de téléphoner à un ami
en France pour lui raconter…
Quelques temps après, à Shibuya en pleine heure de pointe cette fois, rebelote, une fille en tenue/costume sailor (lycéenne) avec une mini jupe très courte, montrait
fièrement sa culotte au photographe devant un bâtiment fashion du quartier. Personne prenait attention de la situation, encore une fois, je fus hébété, mais ouff cette fois, j’ai au moins pu voir
sa culotte.
Ce n’est pas fini, dans le parc de Yoyogi, le parc principal de Shibuya, où la pelouse est faîte de carrés en plastique où l’herbe y fut poussée artificiellement sous
serre… Je me promenais quand je vu un jeune couple d’amoureux faire une activité bien insolite. Le garçon avait une handy cam et filmait sa copine qui prenait des pauses sexy et elle aussi,
écartait impudemment ses jambes devant son petit-ami tout content de filmer tout ça… Ca change du pro, et là au moins c’était plutôt sympa comme ambiance. Faut pas avoir honte,
par contre.
Pour finir, la cerise sur le gâteau, toujours dans le parc de Yoyogi, toujours dans cette même période d’automne 2002, je lisais tranquillement sur un banc. C’était en début de soirée, une
camionnette noire, style l’agence tout risque, avec fenêtres noires etc. s’arrêtent à une poignée de mètres devant moi. De ce camion sort un homme avec un appareil photo autour
du coup, il jette un coup d’œil par çi par là… N’a pas l’air de me regarder. Ensuite, une dame, je dirais dans la cinquantaine sort, regarde à son tour le voisinage et tape sur la porte du van. A
ce moment là, la porte s’ouvre 2-3 personnes sortent avec du matos de tournage et une dame, grande dans un énorme manteau sort à son tour. Là tout s’enchaîine très rapidement. La petite équipe se
presse vers un coin du parc pour avoir la ville en fond et hop la vieille dame aide la mannequin à enlever son pesant manteau, qui se retrouve nue comme un vers (hélas c’était trop loin pour mes
yeux, je ne pouvais pas vraiment bien voir, sniff), la elle prend une dizaine de poses ou elle se fait mitrailler par le photographe et l’équipe vidéo. Et hop, la dame recouvre la modèle avec son
manteau, tout le monde retourne dans le van et hop, en voiture… Je pense qu’en tout, ils ne sont pas restés dehors plus de 30 à 45 secondes.
C’est à ce moment là, que je tournai la page de mon livre…
Allez, je vous le dit, une dernière fois, toujours à Shibuya, un monsieur sur ses genoux, fesses en l’air, prenait, pareil, des photos d’une fille habillée en lycéenne où l’on voyait
là aussi sa culotte.
Mais là c’était trop, je me dirigea vers le pauvre homme et lui asséna un gros coup de pieds dans le cul et je pris la tangente… C’était vraiment venu sans réfléchir, purement instinctif,
ca suffit quoi… Hunnn !! Bon…
Cette période s’étala, je dirais sur maximum 2-3 mois, et étonnamment, je n’ai jamais plus assisté à ce genre de spectacle depuis.
J’espère que quelqu’un qui lira cette histoire me fera part de son expérience, car apparemment, je serais le seul à avoir assisté à ce genre de scènes insolites.
Mais que fait la police ?!