Partager l'article ! Donner naissance au Japon, n'est pas un enfantillage: Le Japon est un pays qui se vieillit, hélas son taux de natalité est l'un des plus bas pa ...
Le Japon est un pays qui se vieillit, hélas son taux de natalité est l'un des plus bas parmi les pays riches. Bon, on ne parlera pas de la non-volonté des japonais de faire venir des étrangers pour remplir les postes vacants mais nous développerons ici le problème des naissances au Japon.
Comme je l'ai écrit dans de nombreux articles, les jeunes japonais sont pas très portés sur le sexe, ce qui est déjà, vous vous en doutez bien, un grand frein pour pouvoir procréer. Mais ce n'est pas ça cela le plus grand problème. La science actuelle étant très élaborée, la fécondation in vitro est très pratiquée et on n'est malheureusement plus obligé de faire mumuse avec maman pour y arriver.
Non, le réel soucie vient de la principale impliquée, la femme.
En effet, être mère au Japon c'est un statut à part entière. Très peu des femmes reprennent le travail après l'accouchement. Il est traditionnel que l'homme travaille du matin au soir d'arrache-pied pour nourrir sa famille, tandis que l'épouse doit s'occuper des enfants et entretenir le foyer familial. Donc pour un homme voir sa femme travailler alors qu'ils ont un ou des enfants à charge, est inconcevable. Un, car l'égot du mâle surpuissant en prendrait vachement un coup face aux collègues de bureau. Et de deux, il est hors de question qu'un homme japonais de base ait a lever le petit doigt pour s'occuper des petiots. C'est le boulot des femmes !!
* Au Japon, s'occuper des enfants est un travail réservé aux femmes.
Heureusement, les mentalités sont en train de changer mais voilà à cause de la crise deux phénomènes classiques se produisent. Le premier, c'est que l'homme ne gagnant pas assez, il est impensable de faire vivre la famille avec un seul salaire alors la femme est obligée d'aller aussi travailler. Donc forcément, l'enfant ça sera pour plus tard, voir jamais... Et le deuxième, la femme voulant avoir une carrière professionnelle ne peut pas envisager d'être enceinte, cela ralentirai son parcours professionnel et pourrait lui faire râter une promotion.
Alors, forcément tous ces facteurs empêchent de nombreux couples à avoir des enfants. Comme vous l'avez compris c'est avant tout une question d'argent, plus qu'une question d'envie. Car je pense honnêtement que chaque femme rêve un jour d'enfanter.
* Mais que se passe t'il alors si une femme qui travaille désire à avoir avant tout un enfant ou qui est tombée enceinte par inadvertance mais veut le garder ?!
1/ Ce qui arrive le plus couramment, la femme annonce qu'elle est enceinte à son entreprise au bout de X mois, elle dépose sa lettre de démission et quitte l'entreprise sans indemnisation.
2/ La future mère demande un congé de maternité légal qui commencera à 6 semaines avant la date prévue de l'accouchement et elle pourra aussi rester s'occuper de l'enfant pendant un an, voir un an et demi dans certains cas.
* Généralement, les femmes n'ont pas d'autre choix pour donner naissance à leur enfant que de démissioner de leurs fonctions.
Ce n'est pas facile de choisir d'accepter la deuxième solution car, durant ces six semaines pré-natale et aux deux mois qui suivront l'accouchement la salariée ne touchera plus que 65% de son salaire puis, si elle souhaite prolonger son congé jusqu'à un an après la naissance, elle ne touchera plus que 50% de son salaire (c'était 30% avant avril 2010).
Comment un couple peut-il s'en sortir financièrement ?! Il faut espérer qu'ils aient beaucoup économisée sinon, c'est très vite la banqueroute. Car au contraire de la France, le suivi médicale n'est pas gratuit loin de là et il faudra aussi penser aux frais qui seront engendrés et tout particulièrement ceux liés à la scolarité.
* Au Japon, pour pouvoir donner naissance à votre enfant, vous devez choisir entre 3 voies :
- La première, c'est l'hôpital, l'accouchement est pris en charge à environ 75% (il y a des plus comme des dépassements de forfait, le repas, la chambre individuelle, la télévision, etc.) mais les consultations avec le gynécologue ne sont pas aussi biens pris en charge . D'ailleurs, il faut bien débourser dans les 7000 yens (+ de 60 euros) pour chaque visite s'il y a une échographie. Et par rapport en France, les femmes enceintes sont très suivies, elles vont toutes les deux semaines à partir du 6ème mois consulter le gynécologue, et les échographies sont pratiquées à chaque séance dès le troisième mois. Le budget peu déjà bien être entamé juste avec ce suivi médical. A noter qu'il vous ait fortement déconseillé de voyager durant votre grossesse, car un hôpital qui ne connait pas la future mère peut refuser de vous recevoir si vous êtes en plein début de travail. Il n'est pas rare de voir des ambulances faire plusieurs hôpitaux à la queuleuleu avant que la patiente soit pris en charge.
Alors choisissez bien votre hôpital avant de faire votre première consultation.
- La deuxième, c'est la clinique privée. Alors là faut se méfier autant elle peut très efficace autant ça peu être un attrape gogo. Tout dépendra de la classe de l'établissement et de son matériel. Car s'il y a un problème et qu'ils n'ont pas l'équipe ou le matériel adéquat, c'est destination l'hôpital et parfois c'est trop tard. Ce qui est vraiment impressionnant, c'est de voir ces cliniques de luxe qui sont décorés comme de grands hôtels 4 étoiles et a tout le confort possible et inimaginable. Outre que le prix soit parfois complétement indécent, votre assurance (celle de l'entreprise) ou l'Etat (si vous n'en avez pas) ne prendra presque rien en charge.
* Des cliniques de luxe proposent des chambres dignent des plus grands hôtels.
- La troisième c'est à la naturelle. Les japonaises aiment souffrir, déjà dans de nombreuses cliniques ont conseille aux femmes lors de l'accouchement de ne pas réclamer de péridurale. Il paraît que c'est bon pour la future maman de vivre ses douleurs à 100%. Mais certaines patientes préfèrent aller directement dans des « cliniques » où l'on enfante naturellement sans aide poussée médicale, à l'ancienne, à la dure. Bien sûr, c'est comme pour les cliniques foireuses, s'il y a un problème c'est direction l'hôpital, et parfois il est trop tard. Enfin, il est aussi possible d'accoucher chez soi en faisant appel à une sage-femme. Mais cela est un choix libre que peut prendre toute personne résidant au Japon.
* A la "clinique" naturelle Yoshimura, les femmes enceintes y coupent du bois.
Avec toutes ces contraintes, il ne faut pas s'étonner que les japonaises tardent de plus en plus à enfanter. D'ailleurs la moyenne d'âge des femmes ayant leur premier enfant se situe entre 30 et 35 ans. Etre enceinte au Japon est vraiment un passage très difficile pour chaque femme japonaise. Des décisions importantes sont à prendre et pourront être très lourdes de conséquences dans le futur d'un couple.
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